Le blog cent pour cent Shadow!!

Tout sur MOUA, MOUA et encore MOUA :D. Enjoy.

20 juin 2008

mélol

Bon comme y faut bien que je raconte quelque chose euh... Vous connaissez l'histoire du petit train japonais ? *evil*

Alors voilà. La première fois que j'en ai entendu parler c'est Aérius qui me l'a racontée. Depuis j'ai entendu plusieurs variantes et puis j'ai fini par adapter tout ça à l'écrit :D. Aérius si tu passes par là pardon si avec le temps l'histoire a été super déformée hein XD.

Ce sont deux japonais, Takeshi et Kenji. Ils sont amis depuis leur plus tendre enfance, et travaillent à présent ensemble, dans une usine, à la chaîne. Le premier aplatit des plaques de tôle en les passant sous une presse de dix tonnes. Ils l'appellent l'écrabouilleur. La presse, pas la tôle. Et répètent à leurs enfants, « si tu n'es pas sage, l'écrabouilleur va venir te chercher. » Le deuxième perce des trous. Toute la journée. Des trous, des petits trous, et encore des petits trous.

Mais ils aiment bien. Ils ont été élevés pour ça, ils ont l'esprit d'entreprise. Un jour, Takeshi devait sûrement ne pas être sage, car l'écrabouilleur vint le chercher. Ou plutôt, il vint à l'écrabouilleur, peut-être par souci de repentir. Kenji assista à la scène, comme un film au ralenti. Mais il ne put rien faire, son petit corps frêle n'était pas de taille à lutter contre le cinq tonnes. Il eut à peine le temps de se précipiter vers son ami pour l'entendre proférer ses dernières volontés.

Le regard suppliant de Takeshi...le sang qui coule...l'énergie du désespoir pour murmurer quelques mots: « Retrouves pour moi le...petit train...japonais. »

Kenji lui promet. Il fera tout ce qu'il veut, comme si cette promesse pouvait le faire revenir. Mais c'est trop tard. Il est déjà mort, et il ne reviendra pas. Déjà une cellule de crise est mise en place. En état de choc, Kenji ne se rend même pas vraiment compte de ce qui arrive. L'âme détachée du corps. Il parlera de son enfance au psychiatre qui le prend en charge, et du présent il ne se souviendra que de ces quelques mots. « Je dois retrouver le petit train japonais. »

Le psychiatre toise Kenji d'un mauvais oeil. Il se lève. Il n'a pas de temps à perdre. Il a d'autres personnes à voir. Merci, et au revoir. Le jeune japonais se retrouve seul, et parce qu'il est japonais et que l'esprit d'entreprise passe avant tout, il passe pour se remettre au travail, l'esprit pas vraiment clair à vrai dire.

« Vous êtes-sur que vous ne voulez pas prendre de vacances? »

C'est le chef. Le chef qui s'inquiète. Kenji dit que non. Il va finir le travail, puis se renseigner sur le petit train japonais, ajoute t-il.

« J'insiste. Je vous donne des vacances que vous le vouliez ou non. Et elles sont définitives. »

Renvoyé. Il est renvoyé. Il ne comprend pas, voilà le déshonneur qui s'abbat sur lui. Désorienté, déboussolé, il rentre chez lui. Sa femme est surprise de le voir sitôt. Mais pas mécontente. Elle a déjà mangé, évidemment. Mais ce n'est pas grave. Elle remarque tout de suite que quelque chose ne va pas, elle sait qu'elle va devoir s'occuper de lui... ou pas.

« Ca ne va pas? » qu'elle lui demande.

Lui il répond que non, ça ne va pas. Elle, elle est sous le choc. Que Takeshi soit mort. Elle demande les détails, parce que c'est une femme, et qu'elle est curieuse. Pas les détails sanglants non, elle veut juste savoir comment. Lui il lui raconte tout. Du début à la fin, de la fausse manipulation jusqu'aux dernières volontés. Qu'il doit retrouver le petit train japonais.

« Mon chéri, ta valise est dans l'armoire. Alors tu vas mettre toutes tes affaires dedans et ne jamais revenir. »

Il reste con. Il ne comprend pas. Il aime pourtant sa femme et pensait sentir une réciprocité. Le voilà qui se retrouve à la rue, jeté dehors. Sans travail, il ne peut espérer trouver de nouveau logement. Il rentre chez ses parents, qui habitent en face d'un port. Il rentre et tout le monde le console. Le père s'inquiète, la mère veut savoir, alors il raconte tout. Lorsqu'il en arrive à la fin, la mère veut savoir comment Takeshi est mort. Elle demande les détails, parce que c'est une femme, et qu'elle est curieuse. Pas les détails sanglants, non, elle veut juste savoir comment. Lui il raconte tout, du début à la fin, de la fausse manipulation jusqu'aux dernières volontés. Qu'il doit retrouver le petit train japonais.

« Mon fils, je te déshérite. »

Le père est formel. Il a tapé du poing sur la table. Sa décision est sans appel, et même sa mère ne cherche pas à le défendre cette fois ci. Le voilà à marcher, de long en large sur le port, en proie aux interrogations. Arrive un bateau. Ce n'est pas tant le bateau qui est important que la pancarte; besoin d'équipage. Voilà comment il vivrait désormais, aujourd'hui commença sa nouvelle vie.

On ne lui posa pas de questions. On l'accepta, et ce fut tout. On n'entendit plus parler du petit train japonais...Pendant trois mois. Parce qu'une soirée bien arrosée fut la pour tout gâcher. Les langues se délièrent, on en vint au pourquoi du comment. Pourquoi ils étaient là et comment ils y étaient parvenus. Leur but dans la vie.

« Moi, faut que je retrouve le petit- hips- train- hips- japonais -hips. »

Une chaloupe, une boîte de biscuit, une gourde d'eau douce. Et le large. Aucune côte en vue. Puis la tempête, la grosse et violente tempête qui vient tout ravager. Adieu chaloupe. Il perd connaissance.

Et puis il se réveille, un peu plus tard, allez savoir combien de temps s'est écoulé. Ses yeux ouvrent, il voit tout blanc. Une croix en face de lui. Il est mort? Au paradis? Il met un moment à comprendre: il est sur un lit, dans une chambre aux murs blancs, un crucifix cloué dessus.

Une none. Elle a l'air gentil, elle a deux nouvelles à lui annoncer. La bonne est qu'il est à présent dans la maison de Dieu et entre de bonnes mains. Tout sera fait pour faciliter son départ. Car la mauvaise nouvelle, c'est qu'il va bientôt mourir. Alors il demande, suppliant:

« Ma mère, puis-je vous demander une faveur?
- Bien entendu mon fils.
- Promettez moi que quoi qu'il arrive, vous me garderez ici.
- Bien sûr mon fils, pourquoi ne devrions-nous pas?
- Ho, si vous saviez ma mère. »

Elle demande les détails parce que c'est une femme et qu'elle est curieuse. Et lui il lui raconte tout. Enfin tout jusqu'aux dernières volontés de Takeshi. Parce qu'elle ne lui laisse pas le temps de savoir.
Elle s'écrie que c'est affreux, elle se signe, quel démon a t-elle laissé entrer là? Lui il ne comprend pas, il demande, elle dit que oui elle sait ce que c'est, que Dieu lui pardonne.

« Ma mère...pouvez-vous me dire ce que c'est? »

Leurs regards se croisent. Elle accepte.Elle va lui dire. Le petit train japonais, elle sait parfaitement bien ce que c'est. Elle a promis, alors même si ça ne l'enchante pas, elle ouvre la bouche, après avoir pris son inspiration. Le petit train japonais c'est...

« Mon fils...Mon fils, vous m'entendez??? Oh mon dieu il est mort!»

Posté par Shadow Snake à 15:39 - De tout et de rien - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

-_-'

SALOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOPE !!!!!!!!!! Putain c'est pas permis de raconter des histoires pareilles !

:'(

Posté par Aldarone, 20 juin 2008 à 17:52

Six mois plus tard...

Ma petite Shadow, je vais te livrer un secret : cette histoire n'a pas de trame ! Je l'ai déjà fait durer facilement une bonne vingtaine de minutes en ajoutant pleiiiin de rencontres, avec beaucoup, mais beaucoup de suspens...

Au fait, tu connais celle du collectionneur de balles de ping-pong vertes ? :P

Posté par Aérius, 19 décembre 2008 à 19:46

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